Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 07:35
Toute l'histoire commence par un petit reportage à la télé sur la Réunion avant que je parte et ou je découvre le canyon du Trou de Fer. Je me dis que c'est vraiment le truc à pas rater...

 

Pour plus d'infos et le récit de l'ouverture de Bras Mazerin : cliquez ici

 

En arrivant sur l'île, Armelle m'offre un canyon avec Nico (un BE canyon super sympa dont voici le blog : ici)on en refait un autre avec lui le lendemain de qui nous permet de faire la connaissance de Vincent. Le soir, devant une dodo (bière locale) et des bouchons, je lui dit en rigolant que ça me dirait bien d'aller au Trou de Fer et de fil en aiguille, on fixe une date et on trouve le matos (merci à Nico et Jean-Sam). On attends une petite semaine pour que le 4eme compère, Michel, se libère, histoire d'avoir des sacs un peu moins lourds et plus de sécurité en cas de blessure. Finalement, le mercredi d'après, malgré le temps moyen annoncé, on décide de faire les navettes de voiture et d'aller se faire un petit barbecue au départ du canyon. Petit point météo avant de se coucher, il fera beau le surlendemain matin, c'est la seule condition pour que ça se fasse.

Départ à 5h, la nuit a été courte mais la motivation est la malgré les sacs bien lourds!!

 

L'approche est vite avalée jusqu'au lit du Bras Mazerin (c'est le nom du cours d'eau) et Armelle est obligée de courir avec ses petites jambes pour nous suivre. On commence par tituber pendant 500m dans des blocs mouillés avant de mettre les combis car on doit traverser une première vasque.

 

 

La vue est superbe, un devine le gouffre au fond de la vallée. On commence par descendre un premier cassé de 150m puis de nombreuses cascades de 50 à 70m. Ca y est, on ne peut plus faire demi tour, il faut avancer et ne pas coincer ni abimer les cordes.

 

C'est nous

 

 

 

Les rappels sont fabuleux

 

 

Pas trop d'eau en ce moment

 

 

on commence a rentrer dans les étroitures

 

Il est presque midi, on va faire une pause. En effet, le moment tant attendu est bientôt la, on entend le bruit des cascades. Dans quelques minutes on pourra appercevoir le cirque avec les cascades de 300m.

 

En arrivant au sommet du dernier cassé de 300m, la vue est bouchée.

 

Mais le temps que la petite troupe me rejoigne, la brume se dissipe et on ne la reverra pas de la journée.

 

On peut apercevoir au fond la cascade de bras de caverne (280m), l'autre accès du Trou de Fer

 

Armelle commence les rappels, plus rassurée que les instants d'avant ou un ne voyait pas le fond.


Je commence à installer les appels, il ne faut pas rater les relais. Tout est déversant ici, il faut même clipper des dégaines en descendant pour pouvoir rester près de la parroie.

 

C'est vraiment un moment inoubliable. La cascade tombe à côté de nous, le vide est omniprésent, la vue est magnifique. C'est une étrange sensation d'arriver dans cet endroit désert, on a l'impression de le découvrir pour la première fois. Les rappels sont plus stressant en canyon qu'en escalade car si la corde se coince, il sera difficile d'aller la chercher!!!

 

On peut voir sur la photo ci-dessus prise par Vincent  : Armelle avec la capuche orange qui me rejoint au relais suspendu  d'en dessous et Vincent avec le casque rouge qui descend le rappel suivant de 100m en fil d'araignée.

 

Arrivée du rappel de 100m

 

 

Tout se passe bien, aucune corde ne se coince et on arrive en fin d'après midi au fond du Trou de Fer.

 

Photo prise d'en face : on peut apprécier la cascade du Bras Mazerin (au dessus de l'arc en ciel) qu'on a descendu

(Photo : J. Delhom, Bulle/R. Rumo, Senèdes/Th. Haefliger, Puidoux/F. Bétrisey, Sierre)


On s'installe au bivouac sous un gros bloc. C'est bien confortable, on met une bâche pour nous protéger des embruns. On n regrette pas d'avoir porté la bouteille de rouge et les letchis pour le dessert.

 

Bivouac 3 étoiles

 

Le lendemain matin, après une super nuit, on est bien heureux de ne pas tomber nez à nez avec les hélicos qui viennent habituellement profiter de la vue. On enfile les combis (moins difficile qu'on l'avait imaginé) et c'est parti.

Le deuxième jour est bien aquatique, c'est grandiose et énormément encaissé. J'ai toujours le nez en l'air pour vérifier que le ciel ne se couvre pas.

 

 

Après, c'est long, c'est long, c'est long. La fatigue commence à se faire sentir. Il y a 3km à faire dans le lit de la rivière à marcher sur des cailloux glissants. Finalement on arrive au camp des braconniers.

 

 

Remontée dans la jungle sous la pluie battante

 

Il s'est mis à pleuvoir, c'est la jungle, les sacs sont encore plus lourd qu'a l'aller avec les cordes et les combis mouillées. Il ne reste "plus" que 2h de marche droit dans le pentu puis droit vers la voiture. On est bien content d'arriver à la route et d'avoir pu vivre cette magnifique expérience. On ne perd pas de temps pour fêter ca devant une dodo et quelques bouchons.

   

Régis

 

 

 

Par Régis Bouyssou
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